Blog de la section socialiste de Clamart
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Le 9 décembre est le dernier jour de l’enquête publique concernant le projet de Plaine Sud. C’est important. Par Ph.W.

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Le 9 décembre dernier délai !

Le projet de Plaine Sud consiste à construire environ 1100 logements, des commerces, un groupe scolaire, une halle commerçante et un hôtel, le tout représentant une surface de plancher de 90 000 m² environ.
Cette opération prend place sur un ensemble de terrains partiellement à l’état de friche, se situant pour partie dans la zone industrielle NOVEOS. L’ensemble est situé le long de la départementale 906 au sud de la commune en limite avec la commune du Plessis-Robinson.
Le Conseil municipal a approuvé, le 24 novembre 2016, une convention de Projet Urbain Partenarial avec la société Eiffage Aménagement, relative à l’opération Plaine Sud.
Certes, il s’agit d’un projet complètement nouveau et donc aucun habitant de Clamart n’est aujourd’hui concerné directement. Mais nous le sommes tous indirectement, et fortement, parce qu’on aura beau faire le fait d’être citoyens d’une même Ville crée entre nous des solidarités qu’on ne peut ni nier ni esquiver. S’il y a des erreurs dans le projet actuel, nous, les habitants, partagerons une responsabilité, et certainement en subirons ensemble les conséquences.
C’est pour cette raison que participer à l’enquête publique qui se déroule jusqu’au vendredi 9 décembre est un devoir collectif, mais qui va aussi dans le sens de l’intérêt de chacun.
Il ne s’agit absolument pas de porter un jugement négatif sans nuances sur le projet. Les impératifs de construction de logements en Ile de France ne sont pas contestables. Parmi les projets de grande ampleur de l’équipe municipale, celle dont il s’agit a du sens dans la mesure où elle pourrait contribuer à revitaliser la zone commerciale des Hauts de Clamart. Cet intérêt avait été reconnu lors de la discussion de la révision du Plan Local d’Urbanisme, en s’interrogeant cependant sur l’efficacité de l’articulation (qui devra enjamber la RD906) entre le nouveau quartier et la zone commerciale.
Donc si on participe à l’enquête publique, ce n’est pas pour rejeter l’opération en bloc, mais pour interpeller sur les principaux risques et inconvénients.
Le principal est que le projet, pour cette surface de plancher considérable, ne comporte aucune activité économique autre que des commerces de proximité et un hôtel ; rien pour les PME ou les TPE. Conséquence : renforcement de la séparation géographique entre les habitations et les lieux d’emplois, ce qui génère plus de trajets ; sans compter que cela déséquilibre encore davantage le taux d’activité de la commune, qui est déjà insuffisant.
Ensuite l’architecture envisagée n’intègre pas les enjeux actuels : elle interdit toute implantation de panneaux solaires thermiques ou photovoltaïques en toiture, ou encore toute implantation végétale sur les toitures. On voit bien qu’en termes d’environnement Eiffage en fait le minimum, et ce n’est pas raisonnable car tout le monde sait que les normes deviennent (c’est inévitable) plus contraignantes avec le temps : le moment venu, tout Clamart devra faire un effort pour compenser ce manque d’ambition environnementale.
Le décor, la décoration, la référence aux canaux, donnent lieu à des affirmations tellement emphatiques qu’elles en deviennent ridicules : « les constructions … exprimeront d’une manière sobre et élégante un équilibre entre pittoresque régionaliste urbain et classicisme intemporel. » Non, cher Monsieur Eiffage, cher Monsieur Berger, il ne faut pas compter sur Clamart pour imiter Venise ni égaler l’architecture de Palladio ! Plus sérieusement, autant on peut être sensible à l’agrément des miroirs d’eau, autant il faut être attentif à ne pas dérégler l’écoulement des eaux, le drainage, et la recharge de la nappe phréatique.
Voilà donc quelques points qui méritent qu’on attire sur eux l’attention du commissaire enquêteur. Ils expriment l’intérêt général, celui de la commune. Sans espérer de modification majeure, il n’est pas interdit d’espérer que quelques inflexions pourront être apportées et, grâce à l’implication des habitants, améliorer ce gros projet.

Ph.W.

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