Blog de la section socialiste de Clamart
Blog de la section socialiste de Clamart



Pourquoi nous sommes opposés à la plupart des révisions du PLU de Clamart

Posté le par 0 commentaire

Marie-Anne-Boyer-150x150Si des mises à jour du PLU (Plan Local d’Urbanisme) étaient nécessaires en raison de l’évolution législative, notamment la loi ALUR, de profondes modifications sont envisagées par le maire LR afin de modeler la ville à ses choix architecturaux archaïques, pour livrer la ville aux promoteurs immobiliers et provoquer une augmentation sans précédent de la population.

Nous nous opposons à ces modifications car

  • Nous ne voulons pas d’une ville dortoir :

L’une des modifications essentielles du PLU est de réduire de 37 hectares  la zone UF ( zone d’activités économiques) et de la convertir en zone d’habitation. La Zone Noveos et les Terrains EDF devraient accueillir des centaines de logements, privant la commune d’implantations d’entreprises nouvelles. Cette transformation tarit les ressources financières provenant des entreprises et réduit les emplois de proximité pour les Clamartois. A un moment où il convient de réfléchir à une diminution des trajets et de notre empreinte carbone due aux trajets, ceci n’est pas un bon signal !

La Ville de Clamart va voir la plupart de ses habitants partir le matin dans les villes voisines en expansion économique et revenir le soir et le week-end – demandeurs d’équipements pour leurs enfants et leurs loisirs.

  • Nous ne voulons pas d’une ville hypertrophiée et sous-équipée en équipements publics

Mais ces équipements publics ne sont pas prévus.

Dans les 5 prochaines années, la construction de logements va battre son plein et la ville va devenir un immense chantier, avec le projet de :

–       400 logements dans le quartier des 2 gares, avec vue directe sur les voies ferrées

–       2 000 logements sur le site d’ERDF

–       600 logements dans le parc Novéos :

–       250 logements près de l’hôpital Percy :

–       250 logements au Campus Trivaux-Garenne :

–       100 logements place du Garde

–       115 sur le terrain de l’ancienne piscine rue du Président Roosevelt

–       sans compter la densification des zones pavillonnaires où les modifications du PLU prévoient l’autorisation de la hausse de 0,50m au faitage, rendant possible un étage supplémentaire

–       et la hauteur de 29 mètres autorisée dans le secteur des 3F !

La population de la ville pourrait augmenter de plus de 15.000 habitants, et aucune réserve foncière ne semble prévue pour la construction d’équipements publics, comme des crèches, des écoles, un collège ou un lycée. Uniquement une école de 5 classes dans le quartier des 2 gares ! Alors que les écoles, collèges et lycée sont déjà surchargés ! Pas de projet de maison de quartier dans le secteur ex EDF. Pas de projet d’habitat particulier pour les personnes porteuses d’un handicap, pas de projet d’habitat pour les seniors !

  • Nous ne voulons pas d’une ville repliée sur elle-même

Particulièrement dans le futur quartier des 2 gares ! Alors que l’interconnexion entre la ligne SNCF N et le Grand Paris Express et probablement à terme l’interconnexion avec le T10 placent ce quartier à la confluence d’au moins 4 villes, le projet immobilier, imaginé par l’actuel maire dans le secret de son bureau avec l’architecte officiel du Plessis-Robinson  sans aucune concertation avec les Clamartois-es ou les villes voisines, tourne le dos à l’avenir. Les immeubles vont faire écran à la gare futuriste du GPE.

Le projet Hunebelle participe également de cette vision étriquée de la ville. A la place d’un vaste espace ouvert, ouvert au sport en plein air, ouvert sur la forêt, ouvert à la rencontre entre les habitants des quartiers du Haut Clamart et ceux du Bas Clamart, pour le Forum des Associations, pour des concerts populaires, pour la fête nationale du 14 juillet, on nous propose un bâtiment fermé, parallélépipédique, pour jouer au bowling !

 

  • Nous ne voulons pas d’une ville sans imagination, à l’image du Plessis-Robinson

Le cahier de recommandations architecturales.sélectionne et s’appuie des habitations clamartoises réalisées avant 1950 ! On dirait que la vie s’est arrêtée à cette date : aucune réalisation contemporaine, aucune réhabilitation d’habitat ancien-hormis le quartier du Parc Auzelle ! Même pas les réalisations de l’architecte Lecaron qui attirent d’innombrables étudiants en architecture à Clamart !

Finies les terrasses, à bas les toitures et murs végétalisés !

Et les nouveaux programmes immobiliers envisagés sont sans imagination, dans un style néohaussmanien à l’image des constructions du Plessis.

 

  • Nous ne voulons pas d’une ville non écologiquement responsable

Pour respecter l’obligation prescrite par la loi d’annexer un plan d’aménagement et de développement durable, les objectifs proposés en la matière sont fort imprécis, des objectifs que la réalité des aménagements actuels contredit puisqu’on assiste à la suppression des pistes cyclables, à la réduction des circulations douces au profit de l’augmentation de la circulation automobile , à la création supplémentaire de stationnements auto, à la réduction de l’obligation de préserver des espaces naturels en pleine terre libres de toute construction dans les projets de construction passée de 50% à 30%, voire sans obligation dans certains secteurs, à la diminution du nombre de plantations d’arbre obligatoires dans les programmes neufs….

Où est la déclinaison des engagements de la  COP21en matière de préservation de la biodiversité (jardins privés, publics, forêt…), de politique de mobilité privilégiant les circulations douces ? A la place, des parkings partout ! La ville devient un parking automobile à ciel ouvert !

  • Nous ne voulons pas d’une ville qui néglige ses logements sociaux

Dans le PLU précédent, il était prévu l’obligation de construire 30% de logements sociaux dans toute opération de construction d’au moins 1 000 m2. Dans le projet de PLU révisé, le seuil est relevé à 4 000m2. La part des logements sociaux sera donc réduit alors qu’il faudrait continuer d’en construire. Et ces zones ne seront plus réparties harmonieusement sur tout le territoire de la commune, mais de nouveau concentrées sur certaines parties, favorisant alors le sentiment de relégation.

Le maire prévoit la destruction de l’ensemble immobilier des 3F, plus de 700 logements, alors même qu’ils ont été rénovés à grand frais récemment. Le projet consiste à y construire des logements pour moitié privés, dont la hauteur pourra atteindre 29 mètres et sans limite de densification au sol. C’est surtout la destruction de tout un quartier, destinée à remplacer une population devenue indésirable à Clamart, sans solution de relogement sur notre ville.

Et les autres nouveaux logements sociaux envisagés sont prévus le long des voies ferrées ou le long de l’autoroute A86 !

 

Vos remarques auprès du commissaire enquêteur de l’enquête publique alimenteront les voies qui s’élèvent contre tous ces projets contraires à l’harmonie sociale et environnementale de la ville et à un avenir dynamique de notre ville.

Nicolas Marquis, secrétaire de la section du parti socialiste de Clamart

Marie-Anne Boyer, conseillère municipale socialiste de Clamart et membre de la commission administrative de la section

lettre_de_la_section_adressee_commissaire-enqueteur_plu__-_3_juin_2016 [1010848]

Soyez le premier à commenter cet article  >