Blog de la section socialiste de Clamart
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Sécurité à Clamart : Halte à la propagande du maire UMP

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Mener des politiques de sécurité efficaces

Delphine KRUST, membre de la Commission administrative du PS de Clamart et Secrétaire Fédérale du parti socialiste des Hauts-de-Seine aux questions de Libertés publiques et de Justice

 

A Clamart, grâce à l’action résolue de la police nationale, au nouveau plan d’action et à l’augmentation des effectifs du commissariat obtenue par l’ancienne municipalité, les chiffres de la délinquance ont baissé de -18% en 2014.

Pourtant, le nouveau maire, borné, continue de dénigrer notre ville comme en campagne électorale et de répandre de fausses informations, pour  justifier la saignée des services municipaux et pour monter son rêve : diriger une escouade de policiers armés de révolvers 38 spécial , à moto et vidéo-surveiller les habitants, pour 3 millions d’euros par an.

Nous proposons une autre politique et veillerons à préserver les droits et libertés des Clamartois-es.

 

Clamart, une ville sûre

La publication des derniers chiffres de la délinquance à Clamart et dans la région Ile de France montre que notre ville est sûre :

–       elle a connu une baisse de 18% de la délinquance cette année ;

–       elle est largement en dessous de la moyenne nationale des violences pour 1000 habitants : 6 contre 3,2 pour Clamart, et pour Levallois Perret ou Puteaux le double (6,36 % !) ;

–       les dégradations sur la voie publique ont diminué : -46% ;

–       les vols à main armée non seulement n’augmentent plus (8 en 2014 comme en 2013) mais l’efficacité des services de police à permis l’arrestation de l’auteur de 3 de ces agressions ;

–       les vols avec violence, toujours inadmissibles, ont baissé : -35%

–       Même les cambriolages, qui traumatisent tant les habitants, sont contenus dans la moyenne nationale ;

–       les vols de véhicules 2 roues et vols à la tire sont en baisse ou stagnent, grâce essentiellement aux dispositifs d’alarme et de sécurité installés sur les engins mécaniques.

Les délits qui augmentent sont :

–       les violences conjugales (+70%) en raison d’un meilleur traitement des plaintes et d’une sensibilisation réussie des services de police et de justice qui ne tolèrent plus ce type de violences,

–       les escroqueries, qui méritent un traitement particulier tant elles sont insidieuses et perverses.

Le nouveau maire de Clamart n’ignore aucunement ces chiffres plutôt rassurants pour notre ville. Pourtant, depuis des mois, il sillonne les rues et les réunions de quartier en salissant son image, devenue coupe-gorge et  infréquentable. Pompier pyromane, il  dénigre la Ville, joue sur les peurs et fait monter le sentiment d’insécurité qu’il prétend ensuite combattre à des fins électorales. Dans le même temps, il détruit les service publics de Clamart, saignés pour financer une politique de sécurité qui repose sur ses mensonges et manipulations.

 

La saignée des services publics municipaux

Depuis 10 mois, M. Berger a systématiquement et totalement dévasté les politiques de prévention, mises en place ces dernières années pour prévenir les actes de délinquance.

–       Disparition du service de médiation et prévention. Les agents ont été fondus dans le service de police municipale, armée, dont le principal objectif fixé par le maire consiste à arrêter les délinquants et effectuer des contrôles d’identité ;

–       Suppression des politiques éducatives auprès des familles en difficulté : fin de l’ « opération coup de pouce », abandon de la réussite éducative, dénoncés par toutes les fédérations de parents d’élèves ;

–       Abandon des politiques éducatives en direction des jeunes de Clamart de 15 à 20 ans : seule la garderie est maintenue (sorte de centre de loisirs avec babyfoot), les associations tentent de poursuivre avec des bouts de chandelle les cours de soutien scolaire par dévouement ;

–       Fin des mises à disposition des hébergements d’urgence par Clamart Habitat à l’association La Parenthèse. Les femmes victimes de violence conjugales (+70% tout de même !) sont ainsi abandonnées par la mairie de Clamart, en même temps que le Conseil général UMP supprime ses subventions ;

Toutes ces économies sur l’éducation, la prévention, la qualité des services publics sont nécessaires à M. Berger pour se doter d’une brigade de policiers armés de révolvers 38 spécial à chargeur rapide et pistolet automatique 7,65 (50 000 euros), de tasers et motos grosses cylindrées, de 60 caméras de vidéo surveillance (2 Millions d’euros d’installation sans compter l’entretien annuel !).

 

Le Maire veut doublonner la police nationale et créer des milices

Tous ces efforts ont pour seul et unique objet de transformer la police municipale en doublon de la police nationale.

Sans aucune concertation, il a assigné pour mission à la police municipale de Clamart de « lutter contre les vols à main armée et les cambriolages » , « contrôler les identités des Clamartois » (au faciès ?).

Il s’agit là d’un dévoiement évident des missions de la police municipale, essentiellement administratives, qui ne devrait, en aucun cas, doublonner la police nationale, d’autant moins qu’elle n’en détient ni les compétences, ni les moyens matériels et géographiques d’action.

La formation de ces policiers n’est pas rassurante puisque ce soir, lors d’une réunion à Trivaux la Garenne, il a été répondu que les policiers municipaux, armés, sur des bolides, se formeront « quand il le souhaiteront », et au plus tous les 5 ans !

Les multiples bavures de la police municipale du Plessis Robinson dirigée par le nouveau chef de la police municipale de Clamart recruté en septembre dernier, ne sont pas faites pour nous rassurer.

 

Nous nous opposons à ce déploiement  de moyens et à la nouvelle orientation des missions de la police  qui n’a jamais été discutée, concertée et approuvée par les Clamartois-es.

 

Bien plus encore, M. Berger a annoncé la création de milices de « Voisins Vigilants » qui, sous couvert de solidarité, institue en réalité un système de  surveillance et de délation dangereux car pratiquées par des personnes non formées, aux instincts pas nécessairement vertueux (photographie de ses voisins, fichages, délation, risque d’autodéfense…).

Ce système, développé sous M. Guéant, ministre de l’Intérieur et expérimenté à Asnières par M. Aeschliman avait montré rapidement ses limites et dangers. Il est exclu qu’il soit reproduit à Clamart.

La solidarité entre voisins est une excellente chose, source de civisme et de fraternité, elle ne saurait prendre la forme de ces milices aux vertus autoproclamées qui consistent à déléguer à un groupe de personnes, une part de la puissance publique de surveillance de nos quartiers.

Enfin, ces moyens sont totalement disproportionnés à la réalité de Clamart

Une disproportion de moyens

Ainsi qu’exposé auparavant, notre ville est sûre, même si elle subit encore des actes de délinquance. Les services de la police nationale effectuent un travail remarquable,  ils adaptent leurs méthodes et organisation aux nouveaux phénomènes et leurs effectifs ont été renforcés après que le président Sarkozy les ait, eux aussi, saignés à blanc.

Leur action porte ses fruits : -18% d’actes de délinquance en 2014 au total.

Les faits de violence commis à Clamart, quoiqu’inacceptables, demeurent très en dessous de la moyenne nationale ce qui démontre que nous ne sommes pas le Chicago que le nouveau maire a vendu à des électeurs en perte de repères et des Clamartois-es peu informés.

Car, malgré ces constats et chiffres indéniables, la machine de communication municipale pour effrayer les habitant-e-s et leur vendre des chiffres faux, manipulés destinés à alimenter de manière irresponsable un sentiment d’insécurité, fonctionne à plein régime.

La vidéosurveillance voulue par le nouveau maire UMP de Clamart s’avèrera inefficace pour lutter contre les actes de délinquance qui empoisonnent nos concitoyens : les cambriolages, violences conjugales et hold up dans les magasins.

D’un coût de 2 Millions d’euros d’installation (hors fonctionnement), ces 60 caméras n’auront que peu d’utilité. On constate à cet égard que l’installation de caméras dans les grands magasins dévalisés comme Intermarché, dans les bus, tramways ou devant les distributeurs de billets n’a pas permis d’enrayer la hausse de ces attaques (+10% en 2014).

Tout au plus permet elle l’identification des auteurs, et encore, lorsqu’il s’agit d’amateurs , c’est à dire rarement.

En revanche, pour lutter contre les violences familiales, les cambriolages de professionnels en réseaux dans les rues pavillonnaires (très nombreuses à Clamart !), les escroqueries sournoises (+10%), ce système de surveillance publique est totalement inefficace.

A notre sens, la police municipale n’a pas à se substituer à la police nationale, organisée et formée, pour maintenir l’ordre public, lutter contre les cambriolages et les vols à mains armée.

Le nouveau maire UMP de Clamart détruit donc les politiques publiques de la Ville pour les besoins de sa propagande idéologique, sans aucune efficacité.

Nul doute d’ailleurs qu’il s’attribuera les résultats des efforts et réussites de la police nationale l’année prochaine pour justifier ses investissements dispendieux et superfétatoires.

 

Nos propositions pour assurer la sécurité à Clamart

Pour notre part, si nous ne sommes pas de principe opposés à l’utilisation de moyens modernes, adaptés aux nouvelles formes de délinquance, nous refusons en revanche de céder aux sirènes de la facilité : créer des polices locales dispendieuses pour doublonner la police nationale existante et efficace, des milices d’habitants en mal de sensation, entre les mains d’un seul homme, novice et ambitieux.

Les systèmes de vidéo surveillance peuvent être utiles dans les lieux fermés (parkings, bibliothèques, boutiques, équipements publics.. comme faits auparavant par la municipalité de gauche). En revanche, sur la voie publique, leur efficacité demeure limitée, sauf à surprendre les délinquants inexpérimentés.

C’est pourquoi la municipalité PS-PC-EELV n’avait pas hésité à mettre en œuvre ces nouveaux moyens à Clamart, mais de manière ciblée, adaptée aux besoins.

Pour lutter contre les cambriolages, le moyen le plus approprié demeure l’équipement individuel de téléalarme. C’est la raison pour laquelle nous avions proposé lors de la campagne des municipales d’octroyer une subvention d’équipement à tout Clamartois-e et aux commerçants pour l’achat d’un système de sécurité avec alarme à installer dans leur habitation.

S’agissant des missions de la police municipale, nous avons toujours considéré qu’elles doivent être complémentaires, et non en concurrence, de celles de la police nationale. Dès 2001, Philippe Kaltenbach avait d’ailleurs créé le service de police municipale et nous proposions de le renforcer pour faire face à l’augmentation de la population et mieux répondre aux besoins des habitant-e-s.

En aucun cas le but de la police municipale ne doit être la lutte contre le grand banditisme (hold up, braquages à la kalachnikov, arrestation des cambrioleurs des réseaux des pays de l’Est qui se déplacent et sévissent dans nos villes ….) mais la prévention et le maintien de l’ordre public de proximité.

Bien entendu que nos personnels de police doivent être équipés, pour se protéger lors de leurs interventions de proximité (armes d’autodéfense comme des matraques, gaz lacrymogène, voire gilet pare-balles aujourd’hui), mais en aucun cas d’armes létales comme les tasers et pistolets ou revolvers comme aujourd’hui à Clamart.

Ce choix n’est ni idéologique, ni partisan. Il est raisonné.

D’autres villes de droite, UDI ou UMP, l’ont fait, comme nous.

Ainsi, à Issy les Moulineaux ou à Brive, les 2 maires se refusent à suppléer la police nationale. Le premier n’a installé qu’une police de la circulation (ASVP), le second, élu en mars 2014, exclut encore aujourd’hui de confondre les missions de police nationale et de police municipale.

Enfin, la prévention et la médiation sont deux mamelles d’une politique de sécurité bien menée. L’animation des jeunes, l’aide à la parentalité, l’éducation et la culture demeurent des services indispensables qui contribuent au maintien d’un bon vivre ensemble, sans oublier les politiques sociales et économiques en faveur du développement de l’activité pour tous et du soutien aux personnes fragiles.

Nous dénonçons donc la propagande grossière de M. Berger qui, pour légitimer ses choix idéologiques personnels d’un autre âge, manipule les chiffres de la délinquance, salie notre ville, alimente les peurs et détruit les services publics municipaux, quand d’autres choix sont possibles dans une ville comme celle de Clamart.

 

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