Blog de la section socialiste de Clamart
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Pour l’Autrement Bon, mobilisation citoyenne

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photo isabelle rakoffIsabelle Rakoff ancienne adjointe au maire de Clamart aux affaires sociales et conseillère municipale et communautaire de Su de Seine, revient sur la réunion d’information tenue par l’association Polysongs et la décision du maire de Clamart de fermer l’Autrement Bon.

 

Vendredi 24 janvier, l’association Polysongs a enfin pu tenir une réunion d’information  salle Hunebelle, en présence de plus d’une centaine de clamartois, dans un climat de grande émotion suite à l’interruption, par arrêté du maire de Clamart, des activités du bar  restaurant L’Autrement Bon, situé au sein du Théâtre Jean Arp.

Bien connu des clamartois, habitués du théâtre ou désirant se restaurer ou assister à des animations toutes assurées par des artistes bénévoles, l’Autrement Bon, structure  d’insertion professionnelle originale et unique en son genre, emploie 3 salariés en situation de handicap. En 2006, la communauté Sud de Seine, compétente en matière de gestion des équipements culturels clamartois, avait confié à Polysongs la mission d’assurer son fonctionnement et l’encadrement des salariés.

Aujourd’hui et suite à cet arrêté, les salariés sont au chômage technique.

Lors de cette réunion d’information, la présidente et les membres du conseil d’administration de l’association ont rappelé avec beaucoup de dignité la chronologie des événements qui ont abouti à l’arrêt de toutes les activités de l’établissement. Les clamartois présents retiendront que l’arrêté du Maire intervient en fin d’année 2014 après que les responsables de l’association aient demandé à plusieurs reprises et sans résultat des entretiens au Maire et à son adjoint aux associations pour déterminer les modalités du renouvellement de la convention en cours. Cette étape étant évidente en amont de la signature entre la ville, la communauté d’agglomération et l’association.

Finalement, c’est en pleine période de congés de fin d’année et donc à l’approche de l’expiration de la convention en cours que l’arrêté du Maire est intervenu.

Cette manière de laisser traîner durant plusieurs mois le sort de la structure et principalement celui des salariés ne peut être considérée comme cohérente  ni avec le danger et l’urgence sanitaire que semblait représenter soudainement l’activité de restauration de l’Autrement Bon,  ni avec  la prise en compte de l’emploi des salariés : pourquoi ne pas avoir reçu l’association dans des délais raisonnables, pourquoi ne pas avoir dressé un état des lieux des installations et conditions d’exercice afin de consolider ou d’améliorer  en tant que de besoin, les prestations, pourquoi attendre l’expiration de la convention pour procéder aux contrôles et à la procédure qui en a découlé ? et comment ne pas s’émouvoir du sort des salariés alors que la nouvelle municipalité affiche sa volonté politique de s’investir pour l’insertion des personnes handicapées ?

Parallèlement, la présidente et les membres du conseil d’administration ont également tenu à revenir sur les  défauts d’hygiène et les reproches en la matière qui leur sont opposés. De la licence de  catégorie 2 dont l’établissement est titulaire aux photos présentant des bouteilles d’alcool en fait destinées à la pâtisserie (ce qui est autorisé) ou des dates de péremption confondues avec des dates de consommation optimum, il ressort que la situation ne nécessitait pas une telle mise en doute de la bonne foi et de l’honnêteté des bénévoles.

En conséquence, L’association entend utiliser les voies de recours légales qui sont à sa disposition et a bien pris note de la volonté de la Mairie de Clamart de procéder  à  un appel à projets pour redémarrer une activité de ce type en faisant appel à la concurrence.

Sur la forme, l’intervention musclée de la police municipale pour faire pression sur une dirigeante d’association respectable et respectée reste une première inadmissible à Clamart. Sur le fond, la chronologie de ces évènements montre que le maire a cherché un prétexte, qui ressemble vraiment à un coup monté, pour ne pas renouveler la convention, fermer l’Autrement Bon et chasser l’association Polysongs.

En tout état de cause, la mobilisation et le soutien exprimés en ce vendredi soir 24 janvier revêt un caractère citoyen qui rend hommage à l’investissement bénévole de clamartois aujourd’hui profondément atteints par cette situation et  avant tout pour leurs salariés.

C’est avec tristesse mais aussi motivés par cette juste cause que les participants se sont séparés avec l’espoir aussi que la présidente de Sud de Seine, sensible à la situation des personnes handicapées et compétente pour mettre en place une nouvelle convention, arrive à mettre toutes les parties ensemble autour d’une table pour un seul objectif commun : la solidarité.

Soutenons tous ensemble l’Autrement BON !

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