Blog de la section socialiste de Clamart
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Clamart Plus décode le Clamart Infos de la rentrée

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3 mois sans Clamart Infos, ce fut une éternité ! Son retour tant attendu va au-delà de nos espérances : ce n’est plus un journal municipal, c’est Pif gadget… A lire au second, voire au troisième degré. Clamart Plus décrypte ce numéro d’anthologie…

–        Clamart Plage vu par Charles-Henri de Reuteuteu

« Je m’appelle Charles-Henri. Marié et père de 4 enfants (Jean-Eudes, Gontran, Anne-Eugénie et Marie-Bénédicte), je suis cadre très très supérieur et je suis propriétaire d’une magnifique bâtisse dans la rue la plus huppée de Clamart. Jusqu’à cet été, nous n’allions jamais à Clamart Plage. Trop de monde, trop d’enfants, trop de bruit, trop d’odeurs… Dieu merci, mon ami Jean-Didier est arrivé et tout a changé. Pour la première fois, nous avons pu profiter d’un espace de détente agréable, avec de la place pour s’installer et 3 transats pour moi tout seul ! Et puis, surtout, si peu d’enfants beuglants et de jeunes sauvageons venus de ces quartiers si différents du nôtre. D’ailleurs, la photo de la page 7 ne reflète pas la réalité ; elle a dû être prise un jour de pic d’affluence, on distingue au moins une vingtaine d’enfants ! Quelle merveilleuse idée, Jean-Didier, d’avoir rendu Clamart Plage payant et d’avoir obligé les clamartois à effectuer d’interminables démarches administratives pour obtenir leur carte. J’ai souvenir de cette grande famille qui sans cela se serait installée à côté de nous. Les 2 parents, les 2 enfants, les 2 grands parents, la tante et les 3 cousins ! Les parents et les enfants avaient leur précieux sésame, mais pas le reste de la famille, puisqu’ils n’habitaient pas ici. 30 €, leur a-t-on demandé à l’entrée ! Ils ont protesté… et sont partis furieux, jurant de ne plus jamais revenir. Un vrai bonheur ! Ah… qu’est-ce qu’on était bien juste entre nous ! Et le tout payé par vos impôts… »

–        Le bordel de la rentrée

L’adjoint au maire aux affaires scolaires au sujet des NAP : « Rien n’était prêt », et en quelques semaines, « nous avons proposés des activités de qualité pour les enfants. » Je veux bien que la notion de qualité soit subjective, mais essayons d’être factuel.

Les maternelles ne font rien pendant 3 heures. Les enfants trainent dans l’école, restent dans la cour ou dans les classes. C’est un peu comme du centre de loisirs, mais en moins bien !

Pour les plus grands, tout dépend où on habite. Au JP, mieux vaut aimer nager. Dans le centre, on forme de futurs sportifs. A la gare, on prépare le cours Florent. Et sur le haut Clamart ? On marche, parce que aller du campus au Stade de la Plaine, ca fait une sacrée trotte. Du coup, on comprend mieux les 3 heures successives : deux heures de route, 30 minutes pour se changer et 30 minutes d’activités !

Et à la fin, quand les parents viennent chercher leurs enfants, c’est le bordel ! Le manque d’organisation est tel qu’il faut parfois patienter une heure pour récupérer son gamin.

Sinon, pendant la campagne électorale, le nouveau Maire promettait que les enfants apprendraient des langues vivantes lors les NAP. Mais il n’avait pas précisé combien ! Seuls les CM2 de Jean Monnet ont la chance de faire de l’anglais. 25 gamins sur 5000, soit 0,5 % des écoliers. Les promesses n’engagent que ceux qui les croient !

Dernier point, la question des pertes. Pour le nouveau Maire, les enfants, c’est comme un déménagement : on a le droit à un pourcentage de pertes. Devant les responsables des fédérations de parents d’élèves, interpelé sur les enfants sortis seuls de l’école le premier vendredi des NAP, il a eu cette réponse hallucinante : « Une petite dizaine d’enfants sortis seuls de l’école, ce n’est pas énorme ! » Sans commentaire…

–        Clamart, ville verte… poubelle

Vous avez remarqué ? Au mois d’août, en catimini, Clamart a commencé à changer de couleur. Avant, on était bleu. Maintenant, on passe au vert. Pourquoi le nouveau maire a-t-il donc décidé de modifier la couleur du mobilier urbain ? Tentatives d’explications :

–        Parce qu’il était très dégradé

Certes, quelques petits potelets méritaient d’être changés, mais les bancs, les abribus, les panneaux, les candélabres des grandes avenues récemment rénovées étaient en parfait état. Comme la quasi-totalité du mobilier urbain d’ailleurs, qui avait l’objet d’un vaste plan pluri-annuel qui venait de s’achever. Cherchons donc autre chose…

–        Parce que c’est politique

Il est écolo Berger ? Non, il est bleu UMP, très bleu même. Parfois, on se demanderait presque s’il ne serait pas un peu bleu marine. Si le mobilier urbain était rose, j’aurais compris, mais là, non, ca ne peut pas être ca…

–        Parce qu’on a tellement d’argent qu’on ne sait pas quoi en faire

Repeindre tout le mobilier urbain d’une ville comme Clamart, ca coûte cher, très cher. A la louche, c’est un million d’euros ! Sans compter le personnel communal qui s’amuse à repeindre les poteaux avec leurs petits pinceaux. Je me disais à ce propos que nos rues étaient vraiment crades depuis quelques mois. Je comprends mieux pourquoi. On ne peut pas en même temps peindre et balayer… Bref, revenons à nos moutons (n’y voyez aucun jeu de mots !). Ya marqué partout dans le journal qu’il n’y a plus d’argent dans les caisses. Alors pourquoi cette énorme autant qu’inutile dépense ?

–        Pour supprimer toute trace d’un passé récent

Défaire tout ce qui a été fait par la gauche ces 13 dernières années… Dans une autre ville qui lui est chère, juste à côté de chez nous, un maire a été jusqu’à débaptiser les rues du nom de résistants communistes pour les remplacer par des noms de fleurs. Donc, si on suit cette logique, à Clamart, ca commencerait par la couleur du mobilier urbain. Et après ? Je mettrais bien une pièce sur le remplacement du « Clamart Infos » par « Le Clamartois »…

–        Pour faire comme papa

En Haïti, il y avait les Duvalier. Papa Doc, le père, et bébé Doc, le fils qui lui succéda. Ce dernier voulut faire comme papa mais qui le fit moins bien et son pays tomba définitivement dans le chaos. A Clamart, on a papa Pemezec et bébé Berger. Et notre bébé Doc à nous, il fait tout comme son papa. Le rapport, me direz-vous, avec le vert de nos poteaux ? Devinez quelle est la couleur du mobilier urbain du Plessis-Robinson…

–        Pour rester dans la même teinte que les containers poubelles

Les goûts et les couleurs, ca se discute. Mais pourquoi avoir choisi le même vert caca d’oie que les containers poubelles ? Le nouveau Maire promettait une ville plus belle, il nous offre une ville poubelle !

–        Le Haut Clamart déjà abandonné

Vous y avez cru, hein, quand le nouveau Maire promettait de bien s’occuper de vous, qu’il allait faire encore mieux, encore plus, pour tous les habitants du Haut Clamart ? Il n’a pas fallu 6 mois pour déchanter. Le campus ? On revoit la reconstruction à la baisse. La maison de quartier du Petit Clamart qui n’a pas encore 10 ans ? On la détruit pour faire des parkings. Le marché le vendredi après-midi place Aimé Césaire ? Supprimé. Les encombrants qui jonchent le sol, les rues dégueulasses et les trous sur la voirie ? Il s’en fout, il est élu pour 6 ans, il s’en occupera en 2019 !

Il parait que les rares visites du nouveau Maire sur le Haut Clamart sont quelque peu houleuses et qu’il ne s’y déplace plus sans escorte policière. Etonnant, non !?

–        Peur sur la ville

–      « Allo, la Mairie, bonjour, je vous appelle pour signaler une bande de crânes rasés qui traine dans le quartier. Ils provoquent les jeunes et embêtent les gens de couleur. Et puis, je crois qu’ils sont armés. »

–      « Non, Madame, ce n’est pas une bande de crânes rasés, c’est la nouvelle police municipale armée. Ils viennent tous du Plessis-Robinson, ce qui explique leur comportement. Mais rassurez-vous, ils sont là pour vous protéger. »

–      « Alors pourquoi me sentais-je davantage en sécurité lorsqu’ils n’étaient pas là !? »

Attention Clamart ! Les cow-boys débarquent…

–        La démocratie locale, selon Yves

Alors Yves, qu’est-ce que tu fous, toi le chantre de la démocratie locale. Que dalle dans le journal, tes conseils de quartiers toujours pas installés, ta maison de quartier bientôt démolie, ton chef de service barré et pas remplacé. Enfin, Yves, faut bosser un peu quand même, sinon ca va se voir. Allez Yves, à dans un mois, et la bise à Florence…

 

Vous le constatez, cette rentrée démarre sur les chapeaux de roues. Et ca ne fait que commencer, le meilleur reste encore à venir. Allez, encore 66 semaines à survivre dans ma ville de droite !

Clamart Plus

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