Blog de la section socialiste de Clamart
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Le tract de l’UMP sur le logement : mensonges à tous les étages

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En matière d’urbanisme, la politique suivie depuis 2001 est d’abord une politique de clarté, d’équilibre et de protection.

Clarté avec l’élaboration puis l’amélioration régulière dans Plan local d’Urbanisme qui définit les règles communes de construction ;

Equilibre, avec une zone dominante consacrée aux pavillons, dans la plupart des quartiers, qui impose à la fois des limites à la hauteur des constructions et à la proportion de sol construit, mais aussi une zone franchement urbaine (autour des avenues) clairement orientée vers l’habitat collectif ;

Protection, avec l’adoption d’une zone de protection (la ZPPAUP) qui stipule des règles architecturales plus précises encore que le PLU dans les zones qui méritent un soin particulier.

A Clamart, nous avons donc travaillé pour définir soigneusement des règles, et ensuite tout le monde doit les respecter, y compris la Mairie. Les expropriations par la mairie de Clamart dénoncées par M. Berger se comptent sur les doigts d’une main depuis 10 ans. Les préemptions dont M. Berger accuse la mairie concernent un tout petit nombre (2 ou 3) d’opérations par an.

Alors y a-t-il des pavillons qui disparaissent ? Certainement quelques-uns, dans les secteurs où le développement urbain est encouragé, car c’est la façon normale de procéder des constructeurs privés, et nous n’avons rien contre la construction par ces promoteurs, puisque notre plan local de l’habitat leur assigne un objectif de construction de 100 logements privés par an environ. D’autant plus qu’à Clamart, les promoteurs doivent construire 30% de logements sociaux pour chaque opération significative.

Pourquoi construire du logement social ? Pour une raison que M. Berger semble ignorer, c’est parce que beaucoup de nos concitoyens n »ont simplement pas les moyens de se loger dans le secteur privé. A Clamart la liste d’attente pour des logements sociaux compte plus de 2000 demandes, et seulement 200 à 300 peuvent être satisfaites chaque année. Alors devant cette urgence sociale la Ville s’assigne un objectif de 100 logements sociaux neufs par an. Cela scandalise M. Berger ? Il aurait tort de s’inquiéter ; la proportion des logements sociaux à Clamart est passée en 10 ans de 24% environ à 26,5% environ.  Qu’il se rassure : malgré tous les efforts de la majorité de gauche, il y aura encore pendant longtemps des mal-logés à Clamart…

Pourtant prétendre que la Ville se densifie est une imposture. La population croit à Clamart, certainement, mais nettement plus lentement que dans les communes avoisinantes, et pour le logement c’est pareil. Déplorer comme le fait M. Berger l’idéologie « densificatrice » de la Région Ile-de-France est une aimable plaisanterie, quand on se souvent de la pression exercée par le gouvernement de M. Sarkozy pour pousser de 60000 à 70000 logements le programme prévu par le schéma directeur d’Ile de France.

Prétendre que cela se fait aux dépens de l’entretien du patrimoine social existant comme le fait M. Berger est une autre imposture.  Jamais les programmes de rénovation et de maintenance n’ont été conduits à un rythme aussi soutenu. La Ville incite d’ailleurs, avec succès tous les grands bailleurs sociaux opérant sur la commune à faire leur devoir et à maintenir leur patrimoine en bon état. De plus, les logements construits atteignent tous un niveau d’excellence environnementale que nos chers pavillons de meulière vont avoir du mal à respecter.

Ce n’est pas en répétant et en martelant des mensonges qu’on arrivera à les transformer en vérités. Puisse M. Berger le comprendre enfin !

 

Philippe WALDTEUFEL

 

 

 

 

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